Frais d’inscription : La Tunisie menace de ne plus envo...

Frais d’inscription : La Tunisie menace de ne plus envoyer ses étudiants lauréats en France

 

Cette semaine sur les ondes de la radio Express FM, le ministre de l’Enseignement supérieur Slim Khalbous a évoqué la question de l’augmentation des frais d’inscription dans les universités françaises, pour les étudiants hors zone euro, dont les Tunisiens.


Ainsi, Slim Khalbous a dénoncé cette mesure, indiquant qu’il est inadmissible pour qu’un étudiant étranger paye 10 fois de plus que l’habitude les frais d’inscription dans une université française.

« Nous avons entamé des discussions avec les parties françaises pour obtenir des exonérations, et nous avons fait part de notre refus de cette mesure. Nous étions clairs, nous n’enverrons plus les lauréats tunisiens en France, si ces frais ne baissent pas » a-t-il menacé.

 

Le gouvernement français a décidé d’introduire de nouvelles mesures sur l’enseignement supérieur à partir de l’année universitaire prochaine. Des mesures qui ne vont certainement pas plaire aux étudiants étrangers, dont les Tunisiens, qui prévoient de continuer leur études en France.

 

En effet, à partir de l’année universitaire 2019, les étudiants tunisiens, à l’instar de leurs homologues issus des zones extra-Europe, devront s’acquitter de 2.770 euros en licence et 3.770 euros en master et doctorat pour pouvoir s’inscrire, selon les médias français, soit « un tiers du coût réel » d’un étudiant étranger pour les Finances publiques françaises.

 

Jusque-là, les étudiants étrangers, dont les Tunisiens, devraient payer comme les Français pour s’inscrire dans les universités françaises, les frais ne dépassaient en aucun cas les 400 euros par an, pour tous les niveaux.

 

« Nous resterons très en-dessous des 8.000 à 13.000 euros de nos voisins néerlandais et des dizaines de milliers de livres en Grande-Bretagne, et de la plupart des pays européens, sans évoquer bien sûr la situation sur la continent nord- américain », a expliqué le Premier ministre Edouard Philippe.

 

src: webdo.tn